( 9 octobre, 2016 )

Toi, déesse du soleil

Toi déesse du soleil,
Qui nous chauffait de tes rayons
Le cœur avec compassion.
Tu t’en es allée vers le ciel

Toi qui sur cette étrange terre
Qui d’amour est une misère
Tu as montré aux travers de tes mots
Un combat des plus beaux

Un combat pour la vie
Contre la maladie
Puis quand tu as compris
Que s’en était fini

Un combat pour un père
Qui ton cœur a su apprivoiser
Qui t’a créé une sphère
Pour de son mieux t’aimer

Toi douce enfant meurtrie
A qui l’on a tout pris
Tu as su conservé
Par delà ton passé

Des valeurs vitales
L’innocence, la candeur
Toi qui aurait pu devenir brutale
Tu es devenue une source de chaleur

Subjugués par la beauté de ton âme
Tu nous à tous, laissé là, coi,
Devant ton plus grand drame
Sans nous montrer l’effroi

Tu nous a donné des sourires
A en faire des indigestions
Tu te sentais mourir
Et jamais la moindre supplication

Nous ne t’avons entendu prononcer
Siffler entre tes dents, pour exprimer
Sur ton sort ton mécontentement
Toi qui est partie si jeune pourtant

Sur ta vie la mort a remis la terre
Et nous errons dans un cimetière
Où résonne tes rires, tes sourires
Toi que l’on a pu que jamais lire…

Tes mots étaient de douces caresses
Pourtant écrits au prix de nombreux efforts
Quand tes mains se contractant si fort
Effet d’une souffrance perverse

Et violente, qui ne te laissait que peu de répit
La paix, tu l’as enfin trouvé
Et si de nos yeux coulent des grosses gouttes de pluie
Nos cœurs sont pour toi soulagés.

( 7 octobre, 2016 )

A l’occasion de la journée mondiale du sourire…

Un sourire est une arme capable

 

De libérer les visages

Quand sourcils froncés

Quand les lèvres pincées

Ne sont pas des mirages

Mais juste le reflet

D’une réalité

 

Un sourire est une arme capable

 

De soulager une blessure

Quand tout semble trop dur

Que saignent l’esprit, le cœur

Que s’abat le malheur

Et que sur nos visages

On constate les ravages

 

Un sourire est une arme capable

 

De faire taire cris et pleurs

De faire disparaître les peurs

D’un humain en détresse

Sombrant dans la faiblesse

D’un chagrin trop intense

Qui le rend sans défense

 

Un sourire est une arme capable

 

De rassurer un enfant

Quand s’éloigne un instant

Sa bien-aimée maman

Entendre des petits gloussements

Et lire sur sa frimousse

Que s’est enfuie la frousse

 

Un sourire est une arme capable

 

De calmer des esprits échaudés

Par sa douce beauté

Sa désarmante clarté

Et les voilà bouche bée

Devant cette bouche souriante

Et cette bouille étincelante

 

Un sourire est une arme capable de tant de belles choses, mais ça reste une arme alors si elle peut être une arme de paix, elle peut être une arme fatale, un sourire comme masque sympathique d’une âme machiavélique…

 

Un sourire sincère et innocent

Se rend sur l’instant

Comme un précieux présent

Fait par un simple passant

Ou un ami d’antan

Un enfant reconnaissant

 

Un sourire sincère et innocent c’est la seule arme à notre portée dans ce monde oppressant, pour nous faire entrevoir une autre réalité… Pour nous faire ressentir un peu de sérénité…

( 7 octobre, 2016 )

Constat amer

Des mots durs qui me heurtent de plein fouet

Qui naturellement sortent sans que tu en mesure la portée

Ces paroles qui résonnent dans ma tête, une journée,

Une nuit, une vie.. Des paroles que je ne suis prête d’oublier

 

Tu juges, tu censures, tu agresses, mais qui es-tu ?

De quel droit ? Juste par l’âge et le mérite d’avoir plus vécu ?

Plus vécu certes par le nombres de années, mais qu’en est-il par son intensité ?

Les leçons des erreurs commises les as-tu retenues ? Ou ne t’es-tu même pas retourné ?

 

J’aurai tendance à croire vu ta rigidité, que sur l’Humain tu n’as pris le temps de réfléchir…

Qu’au monde tu es venu, que tu as embarqué et suivi ta route sur un navire,

Qui t’a toujours bercé sans que la moindre question ne vienne à t’effleurer

Sur ta responsabilité dans le drame familial qui nos vies à pulvérisé…

 

Je ne suis pas à l’heure des reproches, ce temps est loin et révolu

Je suis à l’heure du questionnement, du pourquoi, qu’est-il advenu ?

Pour que tu sois si aigre, méchant, et prompt à la violence

Toi que j’ai longtemps cru un exemple de vertu et d’ouverture, tu es l’intolérance…

 

Tu l’incarnes à merveille, tu la sublimes même

Tu en es un modèle, tu es si loin, extrême

Pourtant je te respecte, et au-delà je t’aime

Mais ne supporte plus que tu la déverses et la sèmes

 

Partout où tu passes, selon ton bon vouloir.

Saches que dans ma maison, ce sera une autre histoire

Que mes oreilles finiront par se fermer à force de lassitude

Et que si mon cœur t’aimera toujours, te guette la solitude

 

L’admiration d’une fille déjà tu as perdu

Celle que des autres tu croyais avoir n’était qu’une illusion

Pour ne pas subir tes colères, la soumission était leur solution

Voilà la seule admiration que tu aies jamais eue.

 

Amers sont les souvenirs, et triste est le constat

D’un homme qui aurait pu faire tellement mieux que ça

Mais qui n’a pas eu égard pour ses propres travers

Au détriment de toute âme qui tend à s’élever, la tienne demeure à terre…

 

Mes yeux s’emplissent de larmes quand je relis mes mots

Car de leur justesse je me rends compte que trop

Et qu’il m’est difficile de faire un tel bilan

Pour un homme que j’ai passé tant de temps

 

A admirer. A estimer. A encenser.

Ton emprise sur moi m’empêchait de voir clair

Aujourd’hui, je te regarde, les yeux grands ouverts

Et je ne peux que comprendre que tu ne sais pas aimer.

( 7 octobre, 2016 )

Un regard enchanteur

Un regard échangé, une lueur dans tes yeux

Comme l’annonce secrète d’un doux futur à deux

Une parole sereine édictée d’une voix douce

Comme l’annonce certaine que tout nous pousse

 

L’un vers l’autre. Sans comprendre pourquoi

Sans chercher par ailleurs. Juste profiter de toi,

De ta peau contre la mienne, de nos corps qui s’étreignent

Quand blottie dans tes bras, je sombre dans le sommeil

 

Tu me regardes dormir, tu me caresses les cheveux

Avec la douceur d’un ange venu tout droit des Cieux.

Et je sens ta chaleur, elle émane de ton être

Me réchauffe le cœur, et nous devenons maîtres

 

D’un Amour infini, aussi grand que l’univers ;

Un Amour dont le nid, est un immense mystère

Que l’on préfère ne pas chercher à comprendre, ni saisir.

Vivre notre Amour, notre désir, vivre dans le plaisir

 

De l’harmonie de deux âmes qui se retrouvent enfin

Qui séparées à la naissance enfin renouent le lien

D’une infinie beauté. Un Amour né d’une certaine magie

Qui nous bercera dans ses bras à l’infini. 

 

( 5 octobre, 2016 )

Hymne à la solitude

« Solitude », maîtresse incontestée de la vie de l’Humain, je t’en prie en ce jour; je te crie mon amour et me mets à genoux pour te supplier: « Ne m’abandonne Jamais! »

 

« Solitude », mon amie, mon alliée, qui humblement au fil des journées, m’ouvre les yeux, sur tous ces gens mielleux qui eux ne savent qu’en criant te chasser: « Va-t-en pour Toujours »

 

« Solitude », toi que l’on craint, toi que de ne pas voir l’on feint; je veux te dire combien tu m’aides à chacun de mes pas, dans mon quotidien: « Reste avec Moi »

 

« Solitude », quand je suis lasse, fatiguée et blasée de regarder tous ces lâches s’agiter comme des pantins dans des décors, qui les font se sentir vivant; je suis ton enfant: « Je m’offre à toi »

 

« Solitude », toi, qui avec grâce et dignité, le chemin du raisonnement spirituel m’a laissé découvrir, au risque de te voir abandonner; quand je vois ces guignols se voiler la face, je veux que tu saches : « Je suis à Toi »

 

« Solitude », toi qui le rejet et l’isolement m’as fait supporter, m’as fait surmonter, et m’as permis de voir plus clair dans un monde sombre, un monde immonde; je veux que tu comprennes que tes enseignement j’ai retenu: « Tu veilles sur Moi ».

 

« Solitude », toi qui m’as tout donné, si un jour je me permettais dans un moment d’égarement, de douter de toi, rappelles moi, que tu m’as sauver de l’isolement et dis moi; « Ne m’oublie pas »

 

« Solitude », tu ne mérites pas ta réputation, mais peut-être la cultives tu soigneusement? Je te l’affirme : « Tu n’es pas un supplice »

 

« Solitude », si pour certains tu rimes avec souffrances et douleurs, je t’annonce la couleur pour moi tu rimes avec « Quiétude »

( 5 octobre, 2016 )

Toi, délicieuse petite humaine

Délicieuse petite humaine
Qui arpenta dignement
Les chemins, mais le cœur saignant
Tu t’en fus comme une reine

Vers des contrées inconnues
Invisibles à l’œil nu.
Tes yeux s’ouvriront alors
Sur un monde recouvert d’or

Face à cette découverte
Tu resteras muette
Toi, dont les souffrances, ici
Avaient coupé la parole, étouffé les cris

Puis dans une lente respiration
Comme tu n’en avais plus connue
Tu regarderas avec passion
Cet univers doux, dont le flux

Des chants, te berceront.
Tu n’auras plus ni mal, ni peur
Tes yeux secs de tes pleurs
Alors pour toujours seront.

( 5 octobre, 2016 )

Douloureux sommeil

C’était l’été, et tandis que les adultes s’exposaient au soleil avec la ferme intention de revenir de vacances en ayant le teint halé, une petite fille attendait au pied d’un arbre. Ici depuis une semaine, je ne l’avais encore jamais aperçue. Elle était très belle, devait avoir environ huit ans. Elle avait de longs cheveux bruns tressés, et des yeux vert émeraude. Quand elle me vit, elle se recroquevilla, tel un animal traqué.

Je décidais donc de l’appréhender avec le plus de douceur possible. Le soleil tapait fort, et malgré l’ombre de l’arbre, elle devait avoir soif. Aussi tendis-je une gourde dans sa direction. Hésitante, elle finit par s’approcher. Elle bu deux gorgées et me la rendit. « Comment t’appelles tu ? » lui demandais-je, profitant de cet instant de confiance qu’elle m’avait octroyé.

-« Je m’appelle Jaina » me répondit elle, « Et toi ? »

-«Moi c’est Alexandre, ravi de faire ta connaissance Jaina ».

Elle me semblait plus apaisée.

-« Mais, dis moi Jaina, que fais tu seule sous cet arbre ? »

Hésitante, elle baissa les yeux, et fit un demi tour sur elle même. C’est ainsi que je m’aperçus qu’elle avait des ecchymoses sur les bras, les mollets et sûrement ailleurs, cachées par les vêtements.

Démuni, je ne sus d’abord que lui dire. Puis je finis par lui demander où étaient ses parents.

-« En enfer » me répondit-elle d’un ton sérieux et tranchant.

-« Comment ça Jaina ? Tu veux dire qu’ils sont morts ? »

-« Je l’espère » rétorqua-t-elle sans le moindre soupçon de douleur, ni de compassion.

-« Tu n’en est pas sure ? La police ne t’a pas mise au courant ? Ils ont eu un accident ? Demandais-je hasardeux.

Elle me regarda, le visage de plus en plus sombre et fermé. C’était une autre fillette que celle à qui j’avais offert de l’eau tout à l’heure. Ses grands yeux verts lançaient des sortes d’éclairs. Et me fusillant du regard, elle me répondit :

- « Oui ils ont eu un accident il y a huit ans de cela, quand je suis née ! »

Désemparé, gêné, les sons ne voulaient plus sortir de ma bouche, pourtant la curiosité que cette gamine attisait chez moi était éloquente.

- « Ils ont eu un accident, c’est cela. Et tu ne veux pas en parler. De surcroît avec un inconnu ! Comme je te comprends. Mais chez qui vis-tu alors ? »

Elle feignit de ne pas entendre mon flot de questions et je compris qu’elle n’était pas dans les meilleures dispositions pour parler. Je n’insistai pas, lui demandant simplement la permission de m’asseoir à côté d’elle sous ce grand arbre. Elle haussa les épaules.

Je m’asseyais donc silencieux et le regard dans le vide en songeant à combien j’avais eu de la chance d’avoir mes parents pour m’élever. Une peine immense pour cette petite fille me prit aux tripes.

Pourtant, elle semblait complètement insensible. Comme si ça ne la concernait pas. Peut-être était-ce parce qu’ils étaient morts juste après sa naissance, et qu’elle n’avait donc aucun souvenir d’eux.

Au bout de quelques minutes je réitérais ma question :

- «Mais où vis tu ? »

- « Ici » me répondit-elle très sérieusement

- « Comment ça ici ? Dans cette forêt qui encadre la plage ? » demandais-je incrédule.

-  «Oui » me répondit-elle. « Ici, au moins je suis tranquille et personne ne me dérange, à part toi aujourd’hui ! »

- « Tu veux que je m’en aille ? » demandais-je, attristé.

- « Non tu peux rester, tu sembles totalement inoffensif, je n’ai rien à craindre de toi »

- « D’où viennent ces ecchymoses ? » lui demandais-je.

- « Oh ça, fit elle en regardant son bras, ce n’est rien du tout j’ai sûrement du tomber ».

Je n’en croyais pas un seul mot mais ne préférai pas l’effrayer en devenant insistant.
Elle m’expliqua qu’elle allait dormir un peu, mais que je pouvais rester là, si je demeurais silencieux. Chose que je lui promis.

Quelques minutes plus tard, elle dormait profondément. C’est environ une heure et demi plus tard, qu’elle se réveilla, surprise de me voir toujours là, dans la même position que lorsqu’elle s’était endormie.

- « Tu n’as pas bougé ? » me demanda-t-elle. Je lui répondis que non d’un signe de tête. Elle s’approcha et s’assit à côté de moi.

- «Tu as encore à boire s’il te plaît ? »

Je lui tendis ma gourde en lui faisant comprendre qu’elle pouvait la finir, ce qu’elle ne fit pas.

Elle commença à me parler, et au bout d’une demi-heure de conversation unilatérale, où je ne faisais qu’écouter ; je compris que ses parents n’étaient aucunement morts, mais que son père la battant, et abusant d’elle sexuellement, elle avait décidé de fuguer. Elle était sous cet arbre depuis trois jours et personne avant moi ne l’avait remarqué.

Je lui proposais alors de l’emmener au commissariat pour porter plainte contre son père mais elle refusa. Désarmé, impuissant, je la regardais. Cette petite chose innocente à qui l’on faisait subir de telles atrocités ; mon sang se glaçait, et les larmes me montaient aux yeux.

- « Je m’en vais maintenant ! Ne parle de moi à personne je t’en prie ».

Ce furent ses derniers mots. Et c’est le cœur serré que je la vis partir.

C’est alors les yeux humides et gonflés que je me réveillais, dans mon lit.

( 5 octobre, 2016 )

Des contes pour enfant à la certitude que le hasard n’existe pas

Petite, on m’a longuement parlé du prince charmant,

Du coup de foudre, que sais-je encore?

Je me souviens avoir pris ça pour argent comptant…

Quelle fillette ne rêve pas d’être une princesse aux cheveux d’or?

 

Bien vite j’ai compris que ce n’étaient que des histoires

Destinées sans doute à rendre la réalité, un peu moins noire.

Mais cela ne m’a pas fait cesser pour autant,

De l’attendre mon prince charmant

 

J’aimais croire aux belles histoires, aux jolis contes

Peu importait l’avis des autres, seul le mien compte.

Et c’est la nature qui m’a ramené à la réalité,

Quand la foudre s’abattant sur un arbre, de près j’ai assisté,

 

Qu’un certain doute commença à s’immiscer en moi.

La frontière entre ce que l’on voit et ce que l’on veut voir

M’arracha alors à mes rêves, me laissant dans un triste état.

Comment toutes ces années avais-je été capable de croire

 

Qu’un jour un prince, un homme de foi

Qu’un tel homme voudrait bien de moi?

Qu’il arriverait, émergerait d’on ne sait où?

Juste pour un baiser déposer sur ma joue…

 

Puis de ce doux baiser naîtrait une belle histoire

Un mariage, une famille, ce que l’on rêve d’avoir

Quand encore une enfant on rêve à son futur…

On ne pense pas, pour sur, au crédit de la voiture!

 

Puis j’ai grandi, et par moi-même à réfléchir appris

Et de plein fouet le leurre de ces contes pour enfants

Dans la face je me pris, comme une claque dans le vent.

Tout en moi a changé, alors, et je compris

 

Que les belles histoires sont toujours des mensonges

Ou qu’elles ne sont autres que le résultat d’une omission,

Omission volontaire, de leur grande part d’ombre.

Certes comment un humain, un être aussi sombre

 

Peut sur des vies entières faire régner la lumière?

Petit à petit mes pensées devinrent noires

Me laissant chavirer aux portes du désespoir.

Bien qu’on m’ait tant menti, pourtant dans mes prières

 

Je l’appelais toujours cet homme sans visage

Lui criais mon amour à en noircir des pages.

Alors jeune fille, je regardais les garçons

Sachant pourtant qu’aucun d’entre eux n’était le bon.

 

Alors je devins une fille facile, une fille un peu volage

Qui ne savait être fidèle, qui ne savait rester sage.

Ma vision de l’amour était toute biaisée

Alors pour oublier je me faisais baiser.

 

Oublier que l’amour n’était juste qu’un mot

Que la notion qu’il porte était faite pour les sots,

Les ignares, les idiots, les gens de peu de foi!

Mais que jamais mon cœur lui il n’y aurait droit.

 

Ma vie prit une tournure sur laquelle je passerai

Car il n’est guère utile de toujours ressasser.

Mais si j’avais écrit ce poème plus tôt

Il se serait fini sur ces simples mots:

 

« L’amour n’existe pas »

 

Ce n’aurait guère été une exclamation

Mais la plus cruelle de toutes les assertions.

Mais voilà ce poème je l’écris aujourd’hui

Donc vous vous doutez bien que la fin ne sera celle-ci.

 

C’est au détour d’un tchat, lasse et fatiguée

Qu’avec un certain Sam, tranquille, je délirais.

Ce Sam en question, a un ami, Didier,

On ne le voit que peu, mais ses entrées

 

Sont toujours fracassantes, toujours délirantes

Et il a cette capacité à les rendre attachantes;

De même que son humour décalé, parfois lourd.

C’est cet homme si étrange qui me fait vivre l’amour.

 

Il est dans mes pensées à chaque heure de chaque jour

Et de par ses paroles il fait des mises à jour

Sur mon cœur meurtri, qui n’était que mépris

Pour le lever du jour, comme la tombée de la nuit.

 

Sa venue dans ma vie a vraiment bouleversé

Toutes mes idées noires et toutes mes pensées.

Sur la vision du couple nous avons les mêmes craintes

Dans les rapports aux Hommes avons les même contraintes.

 

Je ne crois plus au hasard depuis bien longtemps

Mais c’est aujourd’hui qu’enfin je comprends,

Qu’il est celui après qui je criais

Que dans mes prières c’est lui que j’appelais.

 

Des couleurs, des nuances, ont investi ma vie

Et je l’affirme, je ne suis plus la même aujourd’hui.

Mes croyances à son contact se sont renforcées

Quand à mon cœur, lui, il s’est apaisé.

 

Le coup de foudre a frappé

Non pas un arbre cette fois

Mais un cœur déserté

Qui découvre les lois

 

De l’amour sincère, l’amour pur

Qui brise les armures!

 

( 4 octobre, 2016 )

Une étoile s’est mise à briller

Et si les larmes coulent tant
Que nos visages de douleur sont marqués
C’est qu’elle t’a emmené
Tu n’es plus à présent

Dans notre réalité
Qu’un souvenir ému
D’une enfant fort aimée
Par un père devenu

A force de son amour
Ton unique repère.
Douce enfant au corps lourd
Tu as quitté cette terre.

Ton silence éloquent, oui l’était,
Autant que tes mots difficilement tapés
Sur ce maudit clavier
Qui d’être lié au monde te permettait

Et si vers la fin il devenait parfois
Compliqué de te lire
Tu ne perdais la Foi
Et gardais ton sourire

Bien sur tu avais peur de la mort
De laisser un père abattu par ce sort
Mais tu as trouvé la paix
Toi qui par la souffrance, choisie, avait été.

Tu es devenue une étoile
Un guide pour notre obscurité, éclairer,
Laissée quand sur ta vie s’est baissé le voile
Une lumière pour nous aider à cheminer

Dans ce noir si intense
Dans cette atroce souffrance
Propre à l’Homme dans le deuil
Quand sa compréhension s’effeuille…

Pourquoi toi, douce Kenza,
As-tu du vivre tout cela?
Pourquoi une jeune enfant,
Peut souffrir si violemment?

Pourquoi une déesse du soleil
Doit brûler de supplice?
Pourquoi une si petite merveille
Doit s’éteindre à la veille?

De l’aube de sa vie…

( 4 octobre, 2016 )

Je n’aurai pu croire

De ta voix ne me lassant, Quand ce son transcendant

Mon cœur. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’on y mette des couleurs, Qu’on fasse battre mon cœur

A la chamade. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’un homme perce mon armure, Qu’il apaise les blessures

Du passé. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Que l’on m’ouvre les yeux, Sur un monde si soyeux

Et doux. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

M’approcher de l’Amour, Qui rend aveugle et sourd

Au doute. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’un homme sache me comprendre, Et même qu’il appréhende

Mes réactions. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Côtoyer le bonheur, la tendresse, la douceur

D’émotions. Je n ‘aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Provenant de si loin, Des tréfonds de l’âme,

Cachées. Me voilà face à une vie de couleurs embellie.

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